Lettre

05 janvier 2007

Lettre

Lettre aux scientifiques qui s’intéressent aux origines de l’humanité.

Pour désigner les premières sociétés plutôt que la formule courante de chasseurs-cueilleurs, dans un souci chronologique mettre en avant le mot cueilleurs serait préférable. Par ces détails apparemment mineurs c’est de la structuration de nos pensées collectives qu’il s’agit.

Un scientifique se doit d’essayer d’éviter les pièges d’une écriture qui a été mise au point par des sociétés patriarcales et esclavagistes. Charles Darwin a fait beaucoup pour nous aider à regarder le monde avec plus d’objectivité. Mais son esprit comme celui de chacun ne pouvait pas échapper aux limites de son époque. Son goût connu pour la chasse l’amena à une notion de « sélection naturelle » qui existe mais qui est loin de correspondre et expliquer toute la réalité.

La vie n’est pas un combat, elle est équilibre le plus souvent harmonieux. Le vivant considéré dans son ensemble se caractérise avant tout par des échanges d’énergie complémentaires. Les bancs de poissons, les bandes d’oiseaux migrateurs, sont la manifestation d’une loi d’empathie qui comme la constante de Planck en physique permet aujourd’hui de mesurer des coefficients de grégarisme qui s’ajoutent aux quotients intellectuels comme quotients affectifs.

Si on s’imagine descendre de « Grands chasseurs » l’actuelle condition prédatrice de l’espèce apparaît comme une fatalité de tous les temps. Pourtant les vrais débuts de l’humain sont liés à cette utilisation douce et subtile des organes vocaux que sont nos langages articulés.

Négliger si souvent la pêche comme activité essentielle du passé est un fait révélateur de la même manipulation belliciste.

Pour que nos sciences humaines commencent à trouver un peu d’objectivité nous proposons d’écrire par exemple, « cueilleuses » tout simplement, pour désigner nos premières sociétés.

Nos ancêtres posaient une main sur les parois rocheuses pour nous laisser des messages qui traversent beaucoup plus de générations que l’écriture. La mienne de main avec ses 74 ans d’âge est là pour vous remercier de prendre le temps de lire ces lignes écrites à la recherche d’une réciprocité qui est loi des altruismes lucides.

Pour visiter d’autres sites du même auteur :

http://perso.orange.fr/terwa.koyo/webo

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Posté par Perico à 12:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]